Dans le  cadre de la mise en œuvre du projet « Agriculture Ecologique et Biologique », un projet soutenu par les Chefs d’Etat africains, l’Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou ou Pilier 2 qu’il assure depuis 2016 et conformément à sa mission de « Communication et Informations », a organisé du 24 au 26 septembre 2018 au Centre de Formation Continue (CFC) de l’IPR/IFRA de Katibougou, un atelier de formation des producteurs bios, des vulgarisateurs professionnels et les hommes de médias sur l’Agriculture Ecologique et Biologique et les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Ledit atelier a vu la participation d’une trentaine de producteurs bios, journalistes, vulgarisateurs professionnels et autres acteurs du monde de l’agriculture. Ils ont été beaucoup impressionnés par les deux formateurs. Il s’agit du Pr Amadou K Coulibaly, Point Focal de l’AEB à l’IPR/IFRA de Katibougou qui assurait la formation sur l’Agriculture Ecologique et Biologique. Les participants ont retenu de sa présentation, la forte nécessité de revenir sur l’agriculture écologique et biologique pour la santé des consommateurs mais aussi pour le bien-être de l’environnement. Selon Pr Amadou K Coulibaly, l’agriculture conventionnelle contrairement à l’agriculture écologique et Biologique qui utilise les fertilisants minéraux (engrais chimiques) et les produits phytosanitaires chimiques de synthèse qui ne sont pas sans conséquences sur la santé humaine, animale et de l’environnement. Il fera savoir que contrairement à ce que beaucoup pensent, l’agriculture écologique et biologique peut bel et bien nourrir le monde. Selon lui, c’est juste une question de volonté. Il dira aussi à ce niveau que c’est la raison pour laquelle, la FAO est entrain de soutenir depuis quelques années l’agriculture écologique et biologique.

En outre le Pr Amadou K Coulibaly est aussi un fervent pratiquant de l’agroécologie depuis plusieurs années même s’il a connu un début difficile dans ce combat avant que l’histoire lui donne finalement raison. Dans sa pratique de l’agroécologie, Monsieur Coulibaly, enseignant chercheur à l’IPR/IFRA de Katibougou fait recours le plus souvent au savoir-faire des paysans. Pour lui, c’est une grave erreur d’ignorer les expériences des paysans dans une telle pratique (agroécologie).

Pour lier la théorie à la pratique, les participants ont été invités lors de la 2ème journée de la formation, à visiter les parcelles agroécologiques du formateur. Dans ces parcelles, on pouvait effectivement remarquer la réussite des différentes cultures sans aucun apport d’engrais chimiques. Il n’utilise que les matières organiques dont les composts en lieu et place des fertilisants chimiques et les extraits naturels des plantes  et des animaux à la place des insecticides chimiques de synthèse dans la lutte contre les ravageurs des cultures. Une autre pratique courante de Pr Amadou K Coulibaly est l’association culturale. C’est une technique qui consiste à utiliser différentes plantes sur une même parcelle. Le but de cette pratique est de repousser ou de divertir les ravageurs des cultures. Chaque ravageur est attiré par l’odeur d’une plante comme elle peut être hostile à l’odeur d’une autre plante ou culture. En associant les cultures, le risque d’attaque par les insectes ou ravageurs diminue. Dans son aire de culture il pratique aussi la rotation des cultures suivant les besoins trophique. On retient aussi des expériences du spécialiste de l’agroécologie, que tous les insectes ne sont pas des ennemis du paysan. C’est-à-dire, nuisibles pour les plantes.

En utilisant les produits phytosanitaires et les engrais chimiques, le risque de nuire à tous les insectes et à la terre à elle-même s’agrandit. On pouvait sentir la grande satisfaction des participants qui ont été émerveillés par les travaux de  Amadou K Coulibaly.

Quant au 2ème formateur, Malick Konaté, journaliste, il a profus le 2ème module portant sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTICs), particulièrement sur les réseaux sociaux. Le but de sa formation était d’aider surtout les producteurs bios et les vulgarisateurs à la meilleure utilisation des NTICs pour qu’ils soient plus indépendants dans leur combat de promotion de l’agroécologie. C’est-à-dire les initier à l’utilisation des NTICs. Un but que l’on peut dire atteint car les participants ont été largement outillés dans ce sens. La formation du formateur a porté en grande partie sur les avantages qu’offrent les NTICs aux paysans plus particulièrement les réseaux sociaux (facebook, tweeter, whatsApp, Imo, …) ainsi que leurs inconvénients. Selon lui, les paysans peuvent utiliser les NTICs pour la promotion de leurs produits bios auprès de l’opinion publique.

A titre de rappel, la cérémonie d’ouverture de cet atelier était présidée par le Secrétaire Général de l’IPR/IFRA de Katibougou représentant le Directeur Général, Dr Siaka Doumbia. Il avait à son côté, Issa Coulibaly représentant l’Association des Organisations Professionnelles Paysannes (AOPP), la structure de Coordination du projet AEB- Mali.  Dans ses mots d’ouverture, Dr Siaka Doumbia a tenu à remercier au nom de l’administration de l’institut, les participants pour avoir fait massivement le déplacement pour prendre part à cet atelier. Il a profité de l’occasion pour rappeler l’importance de l’agriculture écologique et biologique pour la santé des consommateurs et de l’environnement. Quant au représentant de l’AOPP, Issa K Coulibaly, il a tenu à remercier lui aussi à l’ouverture comme à la clôture de l’atelier, les participants pour la forte participation. Issa Coulibaly a précisé que le projet AEB qui est à sa phase pilote (2014-2018)  est mis en œuvre au Mali par 4 structures ou pilier dont l’IER de Sikasso ou Pilier 1, en charge du volet recherche, l’PR/IFRA de Katibougou (pilier 2), en charge de la Communication et Informations du projet, le REMATRAC-BIO (Réseau Malien pour la Transformation du Coton Biologique) ou Pilier 3, chargé du volet transformation et Chaine de valeur des produits bios et l’AOPP (Pilier 4), structure de coordination de l’ensemble des activités du projet. Il dira qu’il est ressorti lors d’une enquête effectuée dans le cadre du projet, des insuffisances en matière de communication surtout à l’endroit des acteurs bios et des acteurs politiques. Selon lui, cette formation des producteurs bios et les journalistes, prend en compte cette insuffisance de communication. Il dira que conformément au nouveau plan d’action du projet prévu pour 7 ans, l’action sera beaucoup mise sur la communication et l’information à l’endroit des autorités politiques et les producteurs bios. Les actions de plaidoyer sont en cours pour une 2ème phase du projet.

La fin de l’atelier a été sanctionnée par des remises d’attestations de participations.

Source: Cellule de Communication IPR/IFRA de Katibougou (Pilier 2 AEB-Mali)

Arrow
Arrow
Slider

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *